Que reproche-t-on aux SGDF ?

Réflexions et débats et polémiques scoutes : activités, pédagogie, traditions, méthode scoute.
Xavl
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Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par Xavl » 15 mars 2009, 03:48

Oyé braves gens !

Mon premier message pour répondre à ce grand débat inter-mouvements. Avant de m'exprimer, sachez que je suis C.T chez les Scouts Unitaires depuis 3 ans (avec auparavant la suite classique meute-troupe-clan) et ait quelques contacts au National héhé !
Vous avez parlé de religion, de mixité, de patrouille, d'uniforme et j'en passe. J'ai même lu quelques âneries par ci par là mais qu'importe.
D'abord un point sur les effectifs :
Le seul mouvement qui augmente en nombre d'adhérent sont les SUF ! Les GSE sont stables et les SDF subissent depuis le début des année 90 une baisse d'effectif qui va au delà des 30%. J'avance des chiffres sans de preuves précises, mais il fût un temps ou les Scouts de France dépassait les 60000 adhérents alors qu'aujourd'hui Scouts et Guides de France dépassent à peine les 60000. Je vous laisse avec plaisir me prouver le contraire :)

Autre point qui n'est cité : le prix des cotisations, des activités et des camps. Je ne connais pas les GSE dans ce domaine donc je n'en parlerai pas. Les différents témoignages de parents que j'ai eu évoquent tous des prix bien supérieurs aux activités SUF. Chez les SUF :
- Cotisations d'année : 50€ (40 pour famille nombreuse)
- Prix de l'année (hors camp) : 70€ (pour 6 week-ends, 2 sorties, et le matériel)
- Prix d'un camp d'été de 18 à 22 jours à plus de 400 km du lieu de résidence : de 200 à 270€
Ces tarifs peuvent changés d'une unité à l'autre, et évoquent la branche éclaireur SUF. Je me base donc sur mon unité qui est stable financièrement. Si mes préjugés s'avèrent vrais sur les tarifs des activités SGDF, pour un mouvement qui se dit proche des quartiers pauvres ...
Vive la simplicité des moyens !

Autre point, mais cela concerne que la rivalité SUF-SGDF :
Vous nous avez viré de votre mouvement en nous faisant un gros coup de pression pendant les années 60 : soit vous devenez comme nous, soit vous dégagez. 30 ans après, les SUF dépassent les 20000 adhérents avec une augmentation d'effectif de 3% par an (un peu plus depuis le centenaire). Votre mouvement (personne te le confirmera chez les SGDF), a voulu y'a peu reprendre les SUF sous son parapluie. La fameuse démarche politique d'une certaine Marie-George Buffet qui voulait faire passer tous les camps scouts en de simples C.V.L avec formation BAFA uniquement. Cette réforme aurait supprimées les mouvements SUF et GSE ou leur aurait demandées une grande mise à jour de leurs infrastructures. Les SGDF n'étaient pas concernés par cette réforme vu qu'ils étaient "bafarisés", et auraient profités de la situation sans nul doute.
Heureusement pour notre mouvement, depuis il est reconnu par la DDJS.

Autres critiques sur le fond :
Le scoutisme créé par BP, le Père Sévin, et compagnie repose sur 5 buts :
- Le sens de Dieu
- Le sens de la santé
- Le sens du prochain
- Le sens du caractère
- Le sens du concret
Et 3 moyens :
- La patrouille (herm)
- La nature et le jeu
- La Loi scoute

Plusieurs points cités sont mois respectés voir plus du tout respectés par les SGDF.

Ci dessous la définition du scoutisme par les SUF :
Définition générale du scoutisme :

• Le scoutisme est une méthode d’éducation chrétienne et civique des jeunes par le respect de la Loi Scoute, l’emploi du Système des Patrouilles, et la pratique du jeu et de la vie dans la nature.
• Le scoutisme croit au destin personnel et surnaturel de chaque homme et à sa vocation communautaire.
• La Loi Scoute comprend une série de préceptes positifs.
• Le système des Patrouilles met en œuvre le principe de l’éducation active du garçon par le garçon.
• Le jeu et la vie dans la nature sont essentiels au Scoutisme.
• Les principes et méthodes du Scoutisme tendent vers cinq buts, définis par les fondateurs : Santé, caractère, sens du concret, sens du prochain sens de Dieu.
• Le scoutisme comprend trois branches : Louveteaux, Eclaireurs, Routiers. Cette articulation, imaginée par Baden-Powell, correspond à trois étapes naturelles de l’évolution du garçon, aussi bien sur le plan physiologique que sur le plan psychologique.

Pour défendre les SUF vis à vis à ceux qui diront que c'est un mouvement élitiste :
Les SUF favorisent la pédagogie de l'effort à celle du résultat :
"La pédagogie de l’effort consiste à proposer une progression à la mesure de la personne qui l’accomplit. Il s’agit de demander au garçon de réaliser un effort qui lui soit accessible et réalisable. Dans ce cas, la difficulté de l’étape de progression visée est adaptée aux capacités propres du garçon. Naturellement, il ne s’agit pas de brader les récompenses ni de griller les étapes, mais d’encourager le garçon à fournir un effort dont il sait qu’il peut atteindre le but. Le scoutisme n’est pas la classe mais l’aventure du jeu. C’est la volonté de grandir qui prime."

Autres critiques envers les SGDF :
- Perte de l'esprit aventure du scoutisme pour une urbanisation
- Trop de différentes d'une unité à l'autre : manque d'uniformité
- Trop médiatisé. C'est bien pour parlé des bonnes choses du mouvement. Mais quand il y a un problème, un accident, ça craint ! De plus une unité scoute n'est pas une équipe de foot professionnel.
- Perte des techniques scoutes de base (topographie, froissartage, transmission, ...)
- Perte de l'uniforme
- Et à mes yeux la pire : la séparation de la patrouille en deux tranches d'âge.

Malgré ces critiques, je pense toujours que ce mouvement a beaucoup de bons côtés, et font des choses que SUF comme GSE ne font pas. Mais est-ce encore du scoutisme ?

lyra
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF?

Message par lyra » 25 oct. 2009, 18:19

Je suis moi même SGDF.
J'ai arreter pendant quelque temps pour reprendre ensuite dans la même troupe.
Je trouve que beaucoup de chose on changer.
Et je dois avouer que beaucouo de gens nous vritique mais des fois je les comprends.
Dans mon groupe tout le monde se moque de la tenue.
Le foulard et male rouler (quand il est mis).
On se moque de Dieu et de la messe.
Franchement j'adore le scoutisme, je suis fiere d'etre scout mais je suis triste que toutes les valeurs se perde.
Et beaucoup de SGDF nose pas parler ou s'afficher avec leur te,ue. Ils l'a mettent en entrant dans le local et la retir en sortant.
Je pense que ce que l'on reproche au SGDF c'est leur manque de tenue et la perte des vameurs du scoutisme. :?

Capucin
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF?

Message par Capucin » 22 déc. 2009, 12:15

Bonjour à tous !

J'arrive un peu après la bataille, semble-t-il, mais j'ose espérer qu'un tel sujet reste "vivant" de semaine en semaine et de mois en mois...
Bref. J'ai lu de façon plus ou moins détaillée l'ensemble des messages sur le sujet, et je dois dire qu'en tant que chef SGdF, j'ai plutôt apprécié l'excellente tenue et la rigueur de nombreux articles ! Non, vraiment. Je commente longuement, après ces explications détaillées des représentants d'autres mouvements : désolé, mais tant qu'à discuter, je pense qu'il vaut le coup de répondre.

Un certain nombre de vos articles m'ont particulièrement interpellé, en tant que chef "pionniers et caravelles", puisque beaucoup de SUF ou FSE soulignent leur désaccord avec le "découpage" de la troupe en deux branches d'âge distinctes. Pour ma part, j'ai pu constater en tant que "jeune" et comme chef, scout puis pionnier, que la troupe des 11-14 ans soulevait moins d'enthousiasme et de rêve que le "poste" des 14-17 ans (maintenant "caravane" en marche dans le désert !) : peut-être parce que les grands adolescents ont une capacité à les chercher et les créer, alors que les collégiens, en pleine refonte de leur(s) identité(s), peinent à trouver un même élan ? Pourtant je ne crois pas que le reproche (cristallisé par les débats et les déchirements depuis 1963...) tienne la route. Quatre branches d'âge (plus les "farfadets", que je n'ai personnellement jamais pu observer) de 3 ans chacune : cela a au moins (!) le mérite de la simplicité. Et cela découle de la volonté de respecter la cohérence au sein d'une tranche d'âge. Les enfants, les adolescents grandissent à toute vitesse ; des louveteaux aux compagnons (17-21 ans), ils sont invités à progresser régulièrement. D'une unité à l'autre, ils font partie de groupes dans lesquels ils peuvent se reconnaître. Et cela n'empêche pas les aînés d'accompagner les plus jeunes, au contraire : entre 11 et 14 ans, comme entre 14 et 17 ans, les différences de maturité, de compétences, sont énormes. Sur ce point, il ne s'agit pas seulement, dans un geste post-soixante-huitard, de "suivre les mouvements de la société" en prenant le risque de casser la vie et l'originalité de la patrouille : le mouvement que nous voulons épouser ici, c'est le celui du développement social, mental, physique des jeunes eux-mêmes. Le choix, si j'ose dire, est plus anthropologique qu'idéologique. Et pardon pour les gros mots !

Beaucoup de messages soulignent l'épuisant et incessant remaniement des principes du scoutisme par les SGdF. D'accord, nos mouvements ont pris des voies différentes, parfois radicalement en apparence. Les SGdF ont "lâché" les structures des origines, refondu les textes, les tenues, le fond comme la forme. C'était un pari, peut-être risqué, et c'en est toujours un, c'est incontestable ! Dans une certaine mesure, nous nous sommes engagés depuis plus de quarante ans dans des réflexions sans fin, des reformulations, des adaptations, des ajustements... au point parfois de nous transformer en gros brasseurs d'idées à l'infini, et au danger de brasser parfois un peu de vent au passage. Certes ! C'est le danger que prend n'importe quel groupe, n'importe quelle communauté, n'importe quelle école de pensée ou de vie, quand ils grandissent en âge et en nombre. Après 200 ans certains planchent sur la VIème République, et après 2000 ans notre Eglise a éprouvé le besoin urgent d'un Vatican II. Qui pourrait affirmer sans sourciller qu'en quelques années, le scoutisme (que je crois appelé à vivre pour les siècles des siècles !) se serait doté de codes, de structures parfaites et définitives ? L'esprit, et non la lettre...
Pour ce qui est des aspects les plus farfelus de la dernière pédagogie SGdF, mon humble avis est qu'il faut porter une large majorité des nouvelles formules et appellations au crédit (discrédit, diront certains) de la fusion SdF - GdF : dans tout mouvement scout (vos messages le confirment), on est attaché à certains symboles forts, des termes que l'on emploie aux couleurs que l'on fait flotter. Dieu sait que ça a grincé des dents à chacune des étapes de la mise en place de la fusion et de la refonte pédagogique, au sein même des mouvements qui se mariaient ! Comme beaucoup, j'ai halluciné à la lecture de la péda louveteaux-jeannettes (planter sa graine ???), et j'ai eu du mal à concevoir le lien entre "tribu" (bienvenue chez les Papous) et l' "équipage" (ho ! hisse, matelot). On a fait des choix qui ne "favoriseraient" symboliquement aucun mouvement au détriment de l'autre, en cherchant à trouver les points de rencontres, les bases profondes de notre vision du scoutisme. Le guidisme a eu une histoire autonome, même un "retour" aux termes baden-powelliens ne pouvait s'envisager sans paraître l'éclipser. Le mot d'ordre fut de nouveau : l'esprit, et non la lettre...

L'esprit, justement.
J'ai été particulièrement blessé (mais je ne fais de reproches à personne) de lire à plusieurs reprises qu'on se demandait (parfois jusqu'au sein des SGdF) "si c'est encore du scoutisme, ça".
Que dire ? Évidemment, mais je sais que c'est vrai dans tout mouvement, la responsabilité des chefs (de groupe comme d'unité) est énorme ; et j'ai malheureusement constaté en personne que parmi les SGdF, l'éventail des opinions et des comportements pouvaient aller de "On n'est pas des lopettes, soyons encore plus barbares que les autres pour leur montrer que les SGdF c'est des vrais" à "Wech trankil, on s'roule un spiff ?"... en passant par tous les intermédiaires. Soit dit en passant, ça a tendance à confirmer qu'il est difficile aux SGdF d'avoir une vision unie de la pratique du scoutisme ; mais ça contredit l'idée inverse, lue plus haut je crois, selon laquelle il n'y aurait pas de place pour des scoutismes plus "tradi". Et je n'assimile pas nécessairement "tradi" à "barbare", ça va de soi.
Cependant, dans les autres mouvements, on trouve une même diversité et des problèmes qui sont un peu décalés, mais se recoupent. Un double exemple, pris chez les Europe (désolé pour les SUF, que j'aurais pu chosir aussi puisque j'y ai fait mes premières armes !). L'année dernière, mes parents croisent en vacances des amis, et nos deux familles dînent ensemble ; le cadet chez eux est "d'Europe", je suis "de France" ; on discute ; et il s'avère que sa troupe, certes un peu plus "musclée" que mes pauvres petits "bleus", est un environnement génial où lui, qui était jusque-là peu sûr de lui, peu grandir et s'affirmer comme jeune homme, de sa vie de foi à l'admiration qu'il a pour ses aînés, à l'enthousiasme brûlant de partir en camp l'été suivant avec ses meilleurs amis. Deuxième exemple : hier soir, je reviens de passer voir deux de mes "pios" qui font des paquets cadeaux de Noël, et à la sortie, nous voyant en tenue, un type nous apostrophe : "Eh ! c'est les Scouts de France, ça !"... et de nous expliquer que lui, qui a été d'Europe, ben chez eux c'était des durs, jeux de nuit dans les tranchées de Verdun, raids en solitaire où l'on s'endort dans la forêt avec comme seul trésor son "couteau de Rambo" serré dans la main, batailles rangées entre troupes, etc. Et le meilleur : "Bon, le truc, avec les Scouts, c'est qu'on te fait aller à la messe tout le temps. Mais bon c'est pas grave, nous on dormait pendant, on en profitait pour se reposer. Ouais, ils sont tellement cathos non-stop que tout ce qu'ils font, c'est te dégoûter... Maintenant je m'en fous, j'écoute que du métal, de la musique sataniste ! Mais je m'en fous, avec tout ça, un légionnaire, je le prends quand il veut, c'est ça, les Scouts d'Europe !" Autant vous dire que pour ce qui est de la chevalerie et de l'appel à la sainteté, les chefs avaient manqué quelques étapes.
Donc s'il vous plaît, évitons les généralisations.

Pour revenir sur le fond, il y a, c'est vrai, un souffle formidable dans les thèmes chevaleresques mis en avant dans les scoutisme "traditionnel". Mais est-ce qu'on manque de souffle chez les SGdF ? Pour ce qui est des Pionniers-Caravelles, permettez-moi d'en douter. Au-delà des polémiques historiques sur leur nom et la couleur de leur chemise (copie sur les démocraties populaires etc.), les Pionniers, tels que je les ai vécus et tels que je cherche à en transmettre l'esprit, c'est les Pionniers du Grand Ouest, plus largement les découvreurs, les explorateurs, les hommes et les femmes qui défrichent, qui osent, qui se dépassent dans tous les domaines. C'est Saint-Ex, Charles de Foucauld ! Et si je peux (mais je ne me ferai sans doute pas que des amis), la chevalerie, très bien, mais à quoi cela renvoie-t-il ? Comme imaginaire, c'est extraordinaire : une époque reculée, pleine d'enjeux de pouvoirs, d'héroïsme et d'illustrations individuelles, où "noblesse oblige", où pouvoir et force impliquent protection du faible et vie chrétienne... Mais enfin, je ne crois pas être un intello gauchiste en signalant que la chevalerie au sens de "valeurs chevaleresques", c'est très largement une construction a posteriori, une codification courtoise, littéraire et idéologique, de la fin du Moyen-Âge ! Le parangon du chevalier, historiquement, c'est soit un cadet de famille, sans espoir d'héritage terrien sérieux en France, qui se croise dans l'espoir de se tailler l'épée au poing une place au Ciel et un comté en Palestine, soit un baron batailleur, qui a rassemblé plus vite plus de gens d'armes que ses voisins (et que le roi), et qui en profite pour agrandir ses possessions de pillage en conquête. J'exagère ? A peine. Personnellement, je trouve que le bourgeois d'Assise qui rêvait de chevalerie version Table ronde, et qui a bien vite laissé tomber glaive et écu pour la bure et les lépreux, est plus inspirant pour des jeunes d'aujourd'hui ! Et "Charles de Jésus", le brillant et dépensier officier qui, plus près de nous, abandonne à son tour la caserne, pour explorer les secrets du Maroc et découvrir le vrai visage de ses habitants, avant de planter sa tente au milieu d'eux...

Alors pourquoi, au lieu de se concevoir d'abord comme une "élite" chevaleresque (comme le disait entre deux guerres, il y a 80 ans, le P. Sevin, auquel plusieurs font allusion comme à un oracle définitif -P. Sevin que par ailleurs je respecte et admire profondément, soyons d'accord là-dessus !), ne reviendrions-nous pas dans la ville aussi, ou plus précisément, dans la ville comme "cité" ? Depuis quand est-ce (à nouveau ? encore ?) gênant, y compris pour un catholique, de vouloir devenir, en tant qu'homme accompli, ET en tant que croyant, un citoyen, voire un bon citoyen ? Je reste perplexe devant les reproches sévères adressés au penchant "urbain" des SGdF. Oui, le scoutisme est toujours, et il restera, une éducation qui passe par une relation intime à la Nature. Mais il serait absurde de ne faire que chercher systématiquement l'échappée, la coupure avec l'environnement quotidien des jeunes dont nous avons la charge. Si le scoutisme doit transformer leurs vies de l'intérieur, et pas seulement leur proposer des parenthèses bucoliques, hygiéniques, spirituelles et ludiques, autant l'inscrire dans cet environnement AUSSI. La Nature, c'est l'environnement élargi, c'est la conscience de son importance, de sa beauté et de sa fragilité. C'est aussi la retraite salutaire, la confrontation à une vie simple, la création provisoire d'une communauté presque "idéale" qui tient un peu du monastère, et un peu des pionniers du Grand Ouest. Mais ce que nous voulons, c'est que le scout et la guide vivent le scoutisme au-delà de ces magnifiques temps qui sont forcément limités. Se rapprocher de son quartier, des associations qui y agissent, de la paroisse aussi, des S.D.F. qui font la manche entre la maison et le local... c'est donner des chances au scoutisme d'exister hors de nos sorties, et donner les moyens aux scouts et guides de le traduire hors de la troupe, de la tribu, de la caravane ou que sais-je. Je ne dis pas que les mouvements autres que SGdF ne cherchent pas cela : je crois juste que nous avons raison de souligner la dimension "citoyenne" de ces simples mots : devenir des hommes et des femmes.

Un mot sur le rôle du chef, qui serait plus proche du G.O. que du "grand frère" souhaité explicitement par certains ci-dessus : cela est tout simplement faux, en tout cas les exceptions ne dépendent que de telle ou telle personnalité de chef, et non d'une politique délibérée du mouvement. En plus de dix ans de scoutisme et trois comme chef, j'ai toujours conçu (jeune) ou désigné et entendu désigner (maintenant) le chef scout comme un aîné, et non comme un simple animateur de "colo". Pas la peine d'ailleurs de s'acharner sur celles-ci, mais c'est un autre débat. La description du chef pionniers-caravelles comme simple gestionnaire adulte qui mettrait logistiquement et administrativement en place un projet choisi démocratiquement par les jeunes : c'est une simplification à la limite du contre-sens. Il ne s'agit pas d'un système démocratique, plutôt de la liberté d'expression et du respect des rêves formulés par de jeunes adolescents, qui apprennent à se dépasser, à faire des choix et à s'exprimer. Là encore, je crois fermement qu'on se tromperait en y voyant surtout une orientation idéologique : il s'agit bien plutôt de tenir compte des étapes du développement du caractère et de la sociabilité, pour aider les scouts et guides à grandir en fonction de leur âge.
Le chef est le garant d'un espace où la parole de chacun est libre et respectée de même que sa personnalité ; il s'appuie d'une part sur les aînés (chefs d'équipe et autres "troisième année") pour porter la vie d'équipe et les temps forts de l'unité entière, et d'autre part il porte à chacun une attention particulière, prenant le temps de faire le point sur sa "progression personnelle". Par le biais des conseils, la maîtrise structure le rythme de vie de la caravane, et elle a un lien plus poussé avec les aînés qui encadrent celle des équipes. Le chef, comme je crois dans tout mouvement de scoutisme, n'est ni un parent, ni un prof, ni un "mono". Il est cet "aîné", cet espèce de "grand(e) frère/soeur" qui, ayant (ou non) grandi par et dans le scoutisme, a un trésor à transmettre à son tour, et qui croit qu'il grandira lui aussi dans cet engagement. Il a une dimension exemplaire, par cet engagement même et par les convictions qu'il suppose.
C'est vrai, il manque le mot "foi" : le chef SGdF n'est pas toujours un croyant, du moins pas forcément un exemple de foi vécue au quotidien ! C'est peut-être une gageure, mais à moins qu'un groupe entier soit composé de gens qui n'ont pas une étincelle d'intérêt pour le Christ et le christianisme (auquel cas, en effet, pourquoi ne pas rejoindre les éclaireurs laïques, en toute logique), je crois qu'il PEUT y avoir une certaine force dans ce fait : de jeunes adultes, qui ne se présentent pas d'emblée comme de fervents catholiques --histoire d'éducation, ou "accident de parcours"...--, s'engagent malgré tout avec des enfants et des adolescents et les engagent sur les pas du Christ. Oui, sur les pas du Christ ! Je concède que je suppose qu'il s'agit là d'un "bon" chef : mais toutes nos discussions le supposent, ou bien on rentre dans des arguties ineptes sur tel ou tel groupe... Autre chose : je crois qu'il est essentiel, pour autant, que les scouts et guides puissent avoir un véritable témoignage de foi, par exemple d'un autre chef, de leurs CP, de l'aumônier... Mais est-il vraiment choquant qu'un mouvement de scoutisme catholique accueille, y compris parmi ses chefs, des personnes qui sont (encore ?) loin du Christ, mais ne refusent pas de tourner vers lui leur regard et leurs oreilles... ? Là-dessus, chacun a sans doute sa réponse, et je ne prétends pas avoir absolument raison contre les autres.


Je réalise que j'ai écrit un roman... peut-être même en partie hors sujet.
J'espère quand même avoir un peu contribué à ce débat !

Fraternellement,

"Capucin"
chef Pionniers-Caravelles SGdF à Paris, tout aussi fier de ses couleurs qu'avide de discussion !

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Bodhi
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par Bodhi » 13 janv. 2010, 23:03

merci pour les messages faisant la taille d'une ralonge qui sont inlisibles!! :?
épervier part ... en chasse

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SUF!!!
Vive la République et Vive la France!!!

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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par wallaby » 28 janv. 2010, 20:55

Bonjour,
alors je suis nouvelle sur ce forum,donc je vais commencer par me présenter brievement:Wallaby,membre de la section Henry-Dunant au sein du groupe Benoit de Pontverre,scout de suisse (genève).
Je répond à ce message pour faire part de mon incompréhension:mais que-ce donc que le scoutisme francais?
SGDF,scouts de France,guides,ect...pourquoi tant de dénominations differentes pour une seule Idée:le scoutisme ?Pourquoi tant de haine presque oserais-je dire.Je comprend que les facons d'aborder le scoutisme peuvent être multiples,car les intérprétations sont multiples.Mais tant de disparitées ne finiraient-elles pas par nuire aux scouts ?
Pour un oeuil extérieur,tel que le mien,ces batailles entres groupes ressemblent à des guerres politiques.On s'assomme à coup de statistiques,de pourcentages,pour dénigrer les autres groupes scouts.Ce qui donne au fond une guerre stérile,aucun des diffèrents groupes ne voulant s'admettre moins bon que les autres.Tous revendiquent être l'image du scoutisme même.
En Suisse,les scouts sont unis (les règles et l'uniforme sont communs à tous,mais les differentes traditions dépendent des groupes) et surtout laicques.Autre point du scoutisme francais que je ne peux comprendre:la religion.Les scouts devraient s'adresser à tous le monde,indiffèrement de sa race ou de sa religion.Or,vous fermez vos portes qui normalement devraient être grandes ouvertes à beaucoup de jeunes,sous pretexte qu'ils refusent de pratiquer ou qu'ils ne sont pas catholiques.
J'espère que quelqu'un arrivera à me prouver ce qu'il y a de bon à ce que nous,qui sommes censés être tous frères,soyons autant divisés en notre sein même.

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Grizzly
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par Grizzly » 29 janv. 2010, 13:41

Bonjour Wallaby.

Oui, ces diversités *nuisent aux scouts. Enfin, par par leur existence même, mais par l'animosité qu'on trouve entre différents mouvements, tout à fait regrettable.
Non, en Suisse le scoutisme n'est pas plus unis qu'ailleurs : démonstration . Pour faire lme parallèle avec la France, c'est comme si on avait un SF super puissant et les autres mouvements ultra minoritaires. Ce n'est pas le cas chez nous, et peut-être est-ce la conséquence de choix anciens...
Quant à l'ouverture du scoutisme, le souci est que la spiritualité est partie intégrante du scoutisme. Rien n'est fermé pour un protestant, un musulman ou même un bouddhiste en France : il a moyen de trouver chaussure à son pied.
quand à la distinction "raciale", je suppose qu'il s'agit d'un tic de langage incontrôlé, car je ne vois pas où tu aurais pu voir en France un mouvement qui fisse de la ségrégation raciale. Ce serait extrêmement grave...
Et puis, ce n'est tout de même pas d'un pays à quatre langue officielles et à 26 cantons totalement divisés avec un système fédéral d'une horrible complexité que va nous venir la voix de l'unification globale ? (c'est une blague, hein !)

Naja
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par Naja » 29 janv. 2010, 21:00

Bonjour à tous mes Frères et Soeurs SCOUTS,

Nouveau sur le site, je me présente. Je suis Naja, ancien chef Pionnier à la XI eme Nancy...J'ai aujourd'hui 44 ans, j'ai quité le mouvement Scouts de France en 1988 (après mes études pour le départ à l'armée). Mon Parcour Scouts débute en 1974 chez les louvetaux, puis les Rangers (Scouts aujoud'hui), les Pionniers, les Compagnons (Le Clan) et enfin la Maitrises Pionniers.
Mon Parcous de vie fait que j'habite au Canada depuis 10 ans, et cette année mon fils de 9 ans est rentré chez les Scouts du Canada...C'est la 3eme Générations !!!! Mon père étant Scouts de France dans les années 50/60.

Quel rapport avec le sujet , me demanderez vous ?

C'est simple, 3 gérénarations de scoutisme, 3 uniformes, 3 époques....MAIS L'ESPRIT DU SCOUTISME RESTE LE MÊME !!!! Et c'est cela et uniquement cela qui est important.
La découverte de valeurs profondes sur les quelles le scoutisme est fondé. A savoir, la fraternité, le partage, l'apprentissage par le jeu, La progression personel par la prise de responsabilité, la loyauté, la reflextion spirituelle (religieuse ou autre)....et surtout LA TOLERANCE...

Alors , je suis profondément triste, de voir cette guerre des chiffres...Tant mieux si les SUF font plus de "nouvelles recrues", j'en suis fort heureux, car les valeurs SCOUTS sont les mêmes...Tan pis si les SGDF sont en déclin...Mais l'esprit rete le même....La seule différence entre les différents mouvements sont leur outils pédagogiques, les uns pensant que de coller à la tradition scout rencontre plus les attentes des jeunes, les autres pensant complètement le contraire.
Ce qui est sure, c'est que chaque jeune peut y trouver "chausure à son pied"....En cela c'est une réussite.
N'oublions pas : Le Scout est l'ami de tous et le FRÈRE de tous autre Scout

Fraternellement Scouts

NAJA

Elygetchipie
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Association : j'en ai fait plusieurs

Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par Elygetchipie » 01 févr. 2010, 19:07

Mon premier message pour répondre à ce grand débat inter-mouvements.


D'abord un point sur les effectifs :
Lorque j'étais chef d'unité aux sdf en 1990:1997, nous avions tous une revue de cadre nommé"demain", un jours il à été inséré à cette revue, les effectifs des sdf, branche par branche ( jaune,bleu,rouge,vert, chefs,marins, plaeins vent...) on arrivait à 113 000 menbres. C'était visiblement la fierté des commissaires de mon département. (on est nombreux...). Dans le local scout (un vieux sous sol de presbytère) il y avait aussi une très belle affiche d'une jeune gdf souriante avec un titre sympas; elles (scoutisme au féminin) sont 60 000;

Quelle ne fut pas ma surprise dans une rencontre l'an dernier avec un sgdf dans un train l'an dernier...heu, on est 64000 à présent, c'est à cause de la fusion sdf et gdf.

Non sans rire, le mariage à du être dur...il s'est passé quoi en 2004?

j'ai fait un petit tours associatif pour avoir un peu grosso modo les effectifs de 2009 (pas facile...)
J'obtiens ceci, milles excuses les plus humbles si je me trompe;
SGDF;64 000
Europe;28 000 pour la france et 55 000 en tout.
SUF;23000
EEDF;30 000
ENF;1500
EEIF.5000
SMF. 2000

Autre point qui est cité : le prix des cotisations, C'est terriblement différent d'une association à l'autre, ma voisine (charmante bavarde), à sa fille aux sgdf, branche farfadet et paye 105 euros. J'aide aux devoirs un petit SUF qui est collégien, il paye 45 euros. Un chef de groupe aux europe m'à confirmé que le tarif tourne autour de 50 euros. J'ai une brochure EEDF de septembre 2010, qui indique; 60euros et 17 euros par sorties.

En tant que parent, je me pose bien des questions...je regrette de ne pas connaitre les noms d'assurances et le nombre de revues et sa qualitée pour comparer objectivement.

J'ai été ammené à aider ponctuellement plusieures associations de scoutisme, je me "fiche" des querelles partisanes...moi, je suis là pour donner un coup de main, un coup de pioche, un co-voiturage..

Voici ce que j'ai entendus sur les sgdf...c'est tombé dans mes oreilles.



- Le scoutisme devient essentiellement urbain et de moins en moins rural...vus les groupes ou j'ai donné un coup de paluche amical, j'ai l'impression très nette que le scoutisme s'implante surtout autour des grandes villes phares d'un département. Je confirme cette impression en regardant les listes d'implantations des groupes scouts sur les sites internet "national" des principales associations.Pour les SUF, voir les deux dernier calendriers.

- Perte des techniques scoutes de base (topographie, froissartage, transmission, ...) là, cela peut avoir une explication, si les sdf étaient 113000 ET LES GDF 60 00 en 1990 et des poussières, et ne sont plus que 65000 à présent, c'est sur que cette perte "humaine" c'est aussi une perte de "savoirs scouts".Pour des activitées très techniques comme celles citées plus haut, il faut des chefs formés et aussi expérimenté, façonnés par les années. Pour renouveller ce manque de moyen humain expérimenté, il faudra plus que 4 ans de fusion commune et surtout une volontée nationale forte...

- Perte de l'uniforme Je dois avouer, que j'ai vus les nouvelles chemises...c'est pas extraordinaire. :shock: (Pourtant, je suis pas difficile en vêtemen)t. Et quand ce n'est carrément que mis comme une sorte de blouse que l'on sort au local et remet dans le sac hors du local...je me pose beaucoup la question du comment le jeune vit personnellement son idéal scout.
a croix scoute. Plus dommage, à mon époque le drapeau scout sdf, ressemblait beaucoup aux SUF. Les groupes avec peu de moyens financier (ça existe, oui...) pouvait confectionner son drapeau avec du tissus ...il sufisait de trouver une gentille grand mère ou une maman adorable....) Maintenant le drapeau sgdf est si compliqué, qu'il sera dur pour ces groupes peu argentés de s'en fabriquer un..dommage pour les parents qui aiment donner un peu de leurs compétences.

Ce que j'ai aimé voir chez les europes, c'est son programme de progression éclaireur,très complet. Au SUF ce fut l'amitié entre les parents qui sont actif auprès des chefs...et dès que nécéssaire pfuit§§§... ils disparaissent et laissent les jeunes scouter. Les suf ont aussi une structure hièrarchique très légère et entre le goupe et le national, c'est direct et sans "chichis".


Pour la séparation des tranches d'âges dans la progression éclaireur, je crois que les deux méthodes se valent, et pour que cela marche...ils faut de bons chef/cheftaines. je rejoint un peu Xavl dans son opinion.

Un grand merci de m'accueilir parmis vous, et de m'avoir lus, j'espère navoir offensé personne et si j'ai fait des erreurs corrigez moi fraternellement, ainsi je serais plus juste. :D

girafon
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par girafon » 11 févr. 2010, 14:12

Bonjour, inscrit aujourd'hui, je suis tombé sur ce fil interressant bien qu'un poil décourageant en tant que chef SGDF. J'ai pas eu la pateince de lire tout le fil (je me suis arréter à la deuxieme page), car beaucoup d'absurdités sont balancées.

Pour commencer, au chefs SGDF qui se désolent de leur mouvement : le mouvement, c'est vous! Les jeunes seront mal fringués tant que vous le tolérerez, l'uniforme ne sera pas respecter tant que vous ne ferez rien pour que ca change.

La "déchristianisation" :

- Moi je vois pass ou elle est, vu que au dernier rassemblement territorial de Lorraine, on m'a dit cache que quelqu'un qui était haté ou sans religion n'avait rien a faire dans le scoutisme (propos émanant de notre équipe territoriale).
- Les nouvelles pédagogies sont bourrée de référence à la religion, peut etre un peu trop d'ailleur. Si on devait suivre à la lettre la pédagogie proposée, on ferait de l'aumonerie.
- C'est vrai qu'il existe une défiance de la jeunesse envers la religion. Ce n'est pas spécifique au scoutisme, le nombre de Baptemes,cathé, gens à la messe est en chute libre. Pourquoi? Parsque les jeunes ne veulent plus d'une messe de vieux ou on s'ennuie (moi le premier).
- Dans ma paroisse les scouts gèrent la messe des jeunes qui a lieu une fois par mois. Tu rajoutent les messes du groupe et les jeunes vont à la messe deux fois par mois (ce qui fais deux fois de plus que les jeunes non scouts)
- Je pense, par expérience que cette étiquette catholique nous pénalise plus qu'elle nous aide au niveau du "recrutement". Forcemment, beaucoup de gens ramènent le fait d'être catholique au fait d'assiter à la masse tous les dimanches.

L'uniforme :

- Bien porté, il a encore de la gueule. Et c'est la qu'est tout le probleme. Je me souvient d'un rassememblement compagnons + chefs ou des compa se sont présentés sur une scene chemise hors du pantalon. Ils se sont fait huer par 300 personnes. La nouvelle coupe des chemises est vraiment nulle, à tel point que les pionniers nous demandent les anciennes chemises. Les couleurs ne me dérangent pas et font qu'on nous voit de loin.
- Ca devient presque du "racisme" dans le sens ou aujourd'hui on s'arrete sur la couleur de la chemise comme on s'arrètait sur la couleur de la peau avant.


La tradition :

- Alors la je vois pas vraiment. Qu'est ce qu'on ne fait pluset qu'on aurait le droit de faire?
- perte de technique? ou ca? Chez nous, on fait toujours du froissartage, de la topo, les pios font de la soudure...


A Etienne, depuis quand tu n'as pas vu de pionniers? Il y a deux ans, ceux de mon groupe sont partis faire de la surveillance de feux de foret à Marseille, l'an dernier aider à la mise en place d'un éco-parc et cette année il partent en Rosalie (vélo 10 places construit par eux) à Bordeau au rassemblement national pour pas polluer. C'est sur que c'est des projet de domination de la nature...

Les instances dirigenantes :

- Alors la, malheureusement, c'est le point sur lequel on peut agir le moins. Oui le mouvement est malade, vu les effectifs qui baissent plus vite que les audiances de TF1, oui les décisions prises ne sont pas forcemment les bonnes. Mais dans l'absolu, qu'est ce que ca change! Moi, chef de base, je me fous de savoir ce qui est fait au nationnal, car dans tous les cas, cela ne m'aidera pas dans mon "boulot" sur le terrain, aupres des jeunes.


Dans un autre style, ce que je reproche au Scout d'europe, c'est de laisser des gamins en short (pas bermuda) en février à -7° faire un service d'ordre sur un parking. C'était le jour de la concécration de l'évèque de St Dié, service d'ordre assuré par les scouts d'Europe et les scouts de France.

En conclusion, je dirais qu'aucun mouvement n'est exempt de défauts ou de reproches, mais si les chefs SGDF commencent à se lamenter au lieu d'agir, ce mouvement risque pas de s'améliorer.

Amicalment.

PS : pour un fil qui ne devait pas etre un pugilat verbal, ca a un peu dérapé.

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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par sgdfougse » 01 mai 2010, 13:17

Bonjour,
ancien du mouvement SDF puis SGDF, je viens de faire entrer un de mes proche chez vous les Scouts d'Europe.
Avec un regard extérieur on remarque un gros changement entre les deux mouvements. Un a su rester traditionnel comme l'était les SDF, mais chez vous les SGDF, le national, ne se préoccupe pas de l'enfant est change une pédagogie par une nouvel qui est loufoque( je parle en connaissance de cause).
La base du scoutisme (SGDF ou GSE) est au départ la même, mais avec le temps sa change et pour ma part en mal chez les SGDF,
a suivre

sgdfougse
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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par sgdfougse » 01 mai 2010, 15:41

Je remarque les reproches d'un chef sgdf,
mon fils est chez les Scouts d'Europe depuis septembre, et on remarque entre les deux mouvement, que l'uniforme prend une place bien plus respecté, comme c'était le cas chez les sdf à l'époque mais qui ne l'est plus chez vous les sgdf, peut de chefs savent faire respecter le port de l'uniforme. Le port du bermuda et non un short, me dérangeait aussi un peut, mais avec de grande chaussette, les enfants non pas froid.
Sur le faite de refuser des enfants sur la religion, c'est une honte au mouvement et ton responsable en est la cause(P.O du nom).
Tu te moque de se qui se passe en AG à Jambville! c ton choix mais dans se cas tu l'approuve, comme quand tu ne vas pas voter.
Le mouvement à bien changé en 10 ans et en mal, à mon regret, se qui n'aide pas à encourager les jeunes à rejoindre le mouvement.
Pour ma part les deux mouvement on du bon et devrait se parler un peut plus pour améliorer les base donné par BP qui sont a se jour radié du mouvement SGDF, pour les Europe je ne connait pas assez longtemps.

Parent d'un ancien SGDF, d'un scouts d'Europe, et ancien chef de meute, troupe, poste,

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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par Touriste » 09 août 2010, 00:25

J'ai passé 2 ans aux Louveteaux SdF au milieu des années 80. Mes parents (pas particulièrement conservateurs quant aux questions religieuses ou politique, et qui n'ont jamais été scouts) m'en ont retiré pour me faire entrer aux Europe, après avoir constaté les choses suivantes :
  • la meute et la troupe chahutaient bruyamment pendant les messes à la paroisse, sans que personne les rappelle à l'ordre,
  • ils ont vu un louveteau, aux portes ouvertes, en frapper un autre dans le dos avec un bâton, sous les yeux de la maîtrise
  • aux mêmes portes ouvertes à la base, il y avait une gamelle dans la cuvette des toilettes,
  • les louveteaux et les scouts parlaient vulgairement, il y en avaient qui s'amusaient à cracher sur la croix scoute en pierre qui était devant la base,
  • le sol de la base était sale, manifestement pas lavé depuis plusieurs mois,
  • à la fin du camp, l'intérieur des gamelles était à peu près aussi sale que le fond : restes de nourriture...,
  • nous-mêmes étions rentrés crasseux (pas boueux, mais pas lavés de deux semaines),
  • les chefs ont justifié une fête de fin d'année en expliquant qu'il fallait dépenser toutes les subventions, sinon ils en auraient moins l'année suivante,
  • les cheftaines confondaient entre eux plusieurs louveteaux, même au bout de deux ans (dans une meute de 24),
  • la tenue était négligée, y compris dans la maîtrise (« ils ne savent pas repasser une chemise ? »)
  • l'intendance ne suivait pas,
  • les cheftaines essayaient de garder les louveteaux plus âgés au lieu de les faire monter à la troupe.
Je ne prétends pas que ces problèmes sont représentatifs des SdF. Cela dit, il s'agissait d'un gros groupe dans une grande ville, et certains de ces problèmes sont graves.

Par contre, techniquement, ce n'était pas si mal : je savais suivre un azimut, quelques nœuds, faire un brelage, monter une tente.

Quand je suis entré aux scouts d'Europe et pendant ma première année:
  • le CT ne m'a pas caché que j'avais beaucoup de choses à apprendre, et que je devais d'abord mériter la confiance de la patrouille,
  • il n'a pas critiqué mon ancienne association (par contre, j'ai entendu des critiques en patrouille, déjà racontées ici),
  • il m'a aussi prévenu que les activités allaient me paraître militaires, mais il m'a encouragé à venir lui parler si jamais il y avait un problème,
  • les chefs suivaient régulièrement l'évolution de chaque éclaireur, n'hésitant ni à blâmer, ni à encourager,
  • l'aumônier a justifié les activités un peu militaires (sport, tactique, navigation, transmissions) par le fait qu'en nous préparant un peu à la défense de notre pays, nous le rendions moins susceptible d'être attaqué. Savoir tendre la joue gauche ne signifiait pas que nous devions être des moutons,
  • la plupart des problèmes d'indiscipline, de saleté et de négligence observés ci-dessus ne sont pas apparus.
Par contre, je me rappelle qu'une cheftaine de louveteaux SdF nous avait proprement envoyé promener, mon binôme et moi, devant une église où nous étions allés proposer du buis aux paroissiens au moment des rameaux. « Votre association n'appartient pas à cette paroisse, vous voulez que j'appelle les flics ? » Inutile de discuter, elle nous traitait comme des voyous.

Plusieurs messages mentionnent la différence entre pédagogie unitaire ou les deux branches. Sans trop insister, la méthode unitaire m'a beaucoup aidé. Voir à 12 ans un jeune de trois ans de plus préparer un itinéraire, organiser une veillée, concevoir une instal'... me prouvait matériellement que je pouvais apprendre à le faire. A priori, j'ai l'impression que la séparation en deux branches comporte les risques d'un nivellement par le bas : pour l'adolescent, qui peut voir les tâches ambitieuses comme impossibles ; pour l'adulte, qui risque de se disperser en activités gérables par un jeune.

Pour élargir le débat, je pense aussi qu'en mettant l'accent sur une communauté religieuse et nationale, qu'il faut « servir de mon mieux », plutôt que sur une plus vague collectivité (la société, l'humanité), le scoutisme traditionnel donne des raisons plus concrètes à l'éclaireur pour se dépasser et grandir. Mais il est sans doute plus difficile aux chefs et aux aumôniers doivent d'être à la hauteur pour empêcher le fanatisme et le chauvinisme de proliférer.

Je déplore que certaines personnes dans ce fil substituent des chiffres d'adhérents à des arguments ou à des faits concrets. Je crois aussi qu'il y a assez de place dans ce pays pour envisager le scoutisme sous différents visages et pour le pratiquer de différentes façons. Par contre, je me méfie de toute organisation trop grosse, trop reconnue, trop idéaliste, trop autoproclamée, et par là-même peu capable de vérifier de petits détails comme le respect de la foi et de soi-même, l'exemplarité des chefs ou l'efficacité de leur pédagogie.

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Re: Que reproche-t-on aux SGDF ?

Message par lerouge » 13 août 2010, 14:59

Je suis chefs depuis pas mal de temps et j'ai connus pas mal de maitrise, j'ai également pu échanger avec des gens ouvert d'esprit SUF ou Europe. Il me semble que ce ne sont pas temps les mouvements et leurs idéologie qui font la différences mais le travail et l'engagement des chefs auprès de leurs jeunes et de leurs groupes. Le long du fil sont présenté plusieurs critiques ( tenue, uniforme, foi, fonctionnement, ... ) qui ne sont pas propre au mouvement mais à ceux qui le font vivre les chefs.

D'autre part il me semble que les parents inscrivent leurs enfants dans un mouvement qui leur ressemble. SUF et Europe ont une réputation d'être conservateur attacher à la discipline et à la foi catholique. De ce fait les familles vont cherché ces qualités chez vous. Ce n'est peut être pas ce qui viennent chercher chez les SGDF. Et ce n'est pas ce que nous proposons nous souhaitons permettent aux jeunes de s'accomplir pour être un citoyen heureux et actif, la vie en communauté, la nature, et la créativité ne sont que les outils permettant à chacun de s'affirmer en temps qu'individu, dans le respect de soi, des autres et de Dieu. J'ajouterais que les parents ont un rôle à jouer dans la vie du groupe et qu'ils restent les premiers éducateurs des jeunes.

Ce qui me chagrine sur ce fil c'est son titre même "que reproche t on aux SGDF" il ne s'agit plus d'un débat mais d'un procès.

La parole est à l'accusation

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